Publication : Int Orthop. 2013 Jun;37(6):1093-8. doi : 10.1007/s00264-013-1848-y. Epub 2013 Mar 13.
Co-auteurs : Lädermann A, Lubbeke A, Stern R, Cunningham G, Bellotti V, Gazielly DF.
Résumé :
Objectif : L’objectif de cette étude était d’analyser l’incidence à long terme de l’arthropathie de luxation après une intervention de Latarjet modifiée pour l’instabilité gléno-humérale.
Méthodes : Des informations de suivi à long terme ont été obtenues à partir d’une série consécutive de patients ayant subi une intervention de Latarjet modifiée par un chirurgien entre 1986 et 1999. Une analyse de régression multivariable a été réalisée pour examiner la relation entre le développement d’une arthropathie de luxation et les facteurs liés aux patients et à la chirurgie.
Résultats : Il y avait 117 patients (117 épaules) à évaluer, (35 femmes et 82 hommes) avec un âge moyen de 28,4 ± 8,5 (intervalle, 16-55). Le suivi moyen était de 16,2 ans (de 10 à 22,2 ans). Des signes d’arthropathie de luxation ont été trouvés chez 36 % des patients, classés comme Samilson 1 dans 30 %, Samilson 2 dans 3 %, et 3 % Samilson 3 dans 3 % des patients. Les facteurs de risque d’arthropathie par luxation comprenaient la chirurgie chez les patients âgés de plus de 40 ans (64,3 contre 34,4 % ; RR ajusté 2,2, IC 95 % 1,7-2,9) et le positionnement latéral de l’apophyse coracoïde transférée par rapport au rebord glénoïde (82,4 contre 30,4 % ; RR ajusté 2,3, IC 95 % 1,7-3,2). Les patients présentant une hyperlaxité ont développé moins d’arthropathie de luxation (15 vs. 42,5 % ; RR ajusté 0,4, IC 95 % 0,1-0,95).
Conclusion : L’apparition d’une arthropathie de luxation après l’intervention de Latarjet reste une source d’inquiétude à long terme. Elle est corrélée à la chirurgie après 40 ans et au transfert latéral de la coracoïde par rapport au rebord glénoïdien. En revanche, l’hyperlaxité semble avoir un effet protecteur sur le développement de l’arthropathie de luxation.





