Publication : Medicine (Baltimore). 2016 Aug;95(31):e4369. doi : 10.1097/MD.0000000000004369.
Co-auteurs : Lädermann A, Denard PJ, Chagué S, Cunningham G, Charbonnier C.
Résumé :
Bien que la chirurgie soit couramment utilisée pour traiter l’instabilité gléno-humérale, il n’existe aucune preuve que ce traitement corrige efficacement la translation gléno-humérale. Le but de cette étude clinique prospective était d’analyser l’effet de la stabilisation chirurgicale sur la translation gléno-humérale. La translation gléno-humérale a été évaluée chez 11 patients en préopératoire et 1 an en postopératoire après une stabilisation chirurgicale pour une instabilité antérieure de l’épaule. La translation a été mesurée à l’aide de la capture optique du mouvement et de la tomographie assistée par ordinateur. En préopératoire, la translation antérieure de l’épaule affectée était plus importante que celle du côté controlatéral normal. Les différences étaient significatives pour les mouvements de flexion et d’abduction (P < 0,001). En postopératoire, aucun patient n’a manifesté d’appréhension et tous les scores fonctionnels ont été améliorés. Malgré l’absence d’appréhension, la translation antérieure postopératoire des épaules stabilisées chirurgicalement n’était pas significativement différente des valeurs préopératoires. Si le traitement chirurgical de l’instabilité antérieure limite le risque de luxation, il ne semble pas restaurer la translation gléno-humérale lors de l’amplitude fonctionnelle des mouvements. Cette micro-instabilité persistante peut expliquer les douleurs résiduelles, l’appréhension, l’incapacité à reprendre une activité et même l’émergence d’une arthropathie de luxation observée chez certains patients. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les causes, les effets et le traitement de la micro-instabilité résiduelle après stabilisation chirurgicale de l’épaule.





